CARN Albert

Nom de guerre :

Marchand

Né le : 15.10.1907 à Douarnenez (Finistère)

Domicilé : port du canal – Foëcy (Cher)

Profession : serrurier

Front national

Il est interné suivant un arrêté de la Préfecture du Cher en date du 27.09.1941.

Il est arrêté le 12.11.1940 à son domicile par les gendarmes de Mehun-sur-Yèvre (Cher)

Il arrive à Voves le 31.10.1942 en provenance de Rouillé (Vienne).

Il part de Voves le 06.05.1944 s’évadant par le tunnel.

Albert Carn, membre d’une fratrie de cinq enfants, fils d’un père soudeur et d’une mère couturière, arrive à Paris en 1927. Il se fixe ensuite à Boulogn-Billancourt (Hauts-de-Seine), adhère à la CGTU de cette ville en 1930 et au PCF en 1934. A la déclaration de guerre en 1939, il est en traitement médical à Vence (Alpes-Maritimes) où il travaille à clarifier, au sein du Parti communiste, la signification du pacte germano-soviétique. Son traitement terminé, il rejoint les siens au Château de Vouzeron dans le Cher (siège d’une oeuvre sociale des métallurgistes parisiens – réquisitionné et transformé en centre d’hébergement après la déclaration de guerre – Albert Carn est chargé d’y faire évacuer les républicains espagnols qui y avaient trouvé refuge avant que les autorités apposent des scellés).

A la fermeture des lieux en février 1940 sur ordre des autorités, il se réfugie à Foëcy (Cher) et entame de nouvelles activités militante. Fin juin 1940 il a son premier contact avec la Résistance. Il va alors créer et développer des groupes d’opposition à l’occupant et au gouvernement de Vichy dans les usines de Bourges et de Vierzon (Cher), groupes qui seront plus tard rattachés au Front national.

Il installe pendant quelque temps à son domicile une ronéo pour imprimer des tracts ; facilite le passage de la ligne de démarcation à des patriotes en mission. Le 12.11.1940, au retour d’une tournée d’informations à Bourges, il est arrêté à son domicile où sont découverts des tracts communistes. Il reconnait son activité syndicale et son appartenance au PCF.

Incarcéré le 15.11.1940 à la maison d’arrêt de Bourges, il est condamné à quatre mois de prison le 20.12.1940 par le tribunal correctionnel de cette ville pour infraction au décret du 26.09.1939. Le 08.03.1941 il est transféré à l’Hôtel-Dieu de la ville pour raison de santé, interné le 30.09.1941 à Rouillé (Vienne), camp où il assume des responsabilités politiques. Il contribue à l’évasion de deux groupes, mais échoue dans deux tentatives personnelles (dont l’une en compagnie de Raymond Tournemaine). Il est transféré le 31.10.1942 à Voves en compagnie de 19 autres camarades, enchaînés.

A Voves, immatriculé 1301, il est détenu dans les baraques 22, 13 puis 25.

Albert Carn refuse de signer l’engagement d’honneur de se rallier au nouvel ordre social le 14.04.1943.

Albert devient un excellent élève de l’Université suivant des cours de français, d’arithmétique, d’allemand, d’étude de la littérature anglaise.

Il organise, comme précédemment à Rouillé, une résistance interne au titre du TN, devient, après l’évasion en gendarmes, l’un des deux principaux responsables clandestins du camp avec Louis Namy, aide à plusieurs évasions.

Albert participe à la préparation et à l’exécution de l’audacieuse évasion par le tunnel de 42 internés parmi lesquels il se trouve.

L’évasion réussie, il passe quelques jours dans le département de l’Eure-et-Loir en compagnie de ses trois copains du groupe d’évasion : Arvois F., Sentuc, Barron et rejoint Paris avec ce dernier, avant d’être dirigé sur Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il est alors nommé dirigeant interrégional (Seine-et-Oise, Seine-et-Marne) au titre du FN. C’est à ce pose qu’il participe à l’insurrection en août 1944.

A la libération, Albert Carn assume la responsabilité du Front National pour le département de la Seine.

De retour à la vie civile, Albert Carn aura, au fil des années, diverses responsabilités sont celles de secrétaire général du syndicat de la métallurgie, de membre de la direction nationale du PCF, de directeur du Centre de santé des métallurgistes “docteur Pierre Rouquès” (oeuvres sociales des Syndicats de la Métallurgie du département de la Seine), appelé également “polyclinique des Bleuets”, jusqu’à son départ en retraite. Il fut également membre du conseil d’administration de l’amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé et conseiller municipal de Boulogne-Billancourt à la libération.

En 1965, il rejoint le département de la Dordogne où il est élu conseiller municipal et premier adjoint au maire de son village de Saint-Léon-sur-l’Isle.

Il est homologue RIF au grade de capitaine au titre du FN.

Le titre d'”Interné résistant” a été attribué à Albert Carn en mai 1958.

Les médailles “des évadés” et “de la France libérée” lui ont également été décernées.

Décédé le 07.09.1992 à Périgueux (Dordogne) – lieu de sépulture : Coulouniex-Chamiers (Dordogne)

 

 

Source : Comité du souvenir du camp de Voves

 

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