
Né le 11 mars 1920 à Brou.
Fils d’Oscar entrepreneur de battage et de Jeanne épicière.
Mobilisé en 1940.
Marié le 19 mai 1941 à Chartres et père d’un enfant.
Ouvrier métallurgiste.
Il rejoint le groupe de Raymond Brousse et le Front National en 1941 puis les FTP en 1942.
Militant communiste.
Arrêté le 24 mars 1942 dans l’affaire de la librairie allemande de Chartres il est détenu par la police française sous la garde du commissaire Charles Porte. Son épouse Marthe témoignera des brutalités qu’il subit de la part de ce commissaire et de son adjoint “Cognar”. Lors de ses visites, Marthe entrevoit aussi Raymond Brousse, autre prisonnier et constate les nombreuses blessures sur son corps “peut être dues à une lanière en cuir ou à une matraque”.
Jean Cormier est remis ensuite au début d’avril à la police allemande et retenu comme otage à la prison allemande de Chartres.
Selon ses lettres à son épouse Marthe, il ne craint pas d’issue fatale comme détenu et indique qu’il n’est pas mal traité par les gardiens allemands.
Cependant une décision du commandement allemand à Paris exige de fusiller des otages après un attentat commis dans la capitale.
Cormier sera sélectionné comme trois de ses camarades communistes capturés après la tentative d’incendie de la librairie allemande de Chartres et conduit au champ de tir de Chavannes, commune de Lèves.
Il est fusillé à Chavannes le 30 avril 1942 avec les trois autres résistants.
Titulaire de la Légion d’Honneur le 24 avril 1956
Médaille de la Résistance
Don de sa famille au CEDREL : soucieuse de perpétuer la mémoire de leur parent fusillé, sa famille réunie en nombre a participé aux commémorations du 1er mai 2026 où l’hommage annuel aux fusillés de Chavannes se déroule à l’initiative de la commune et des associations patriotiques.
Au cours de cette rencontre entre le CEDREL et la famille, il a été remis par celle-ci plusieurs objets personnels de Jean Cormier dont ses lunettes brisées par les policiers français lors de ses interrogatoires musclés menés par le commissaire Charles Porte. Ces objets ont rejoint la collection-mémoire de l’association.