DEDIEU Gérard

Nom de guerre :

Capitaine Jérome PIERRE

Il fait partie de la quarantaine de prisonniers de l’Etat Français de Vichy qui s’évade de la forteresse d’Eysses (Lot et Garonne) le 3 janvier 1944 où il était détenu.
Un major anglais , détenu et évadé dans ce groupe recrute en plusieurs pour agir au sein du SOE britannique dès leur retour en Angleterre.
Gérard DEDIEU en fait partie et va passer des semaines en stage de commando avant d’être parachuté en France dans la nuit du 7 au 8 juin 44 avec Ginette Jullian son opératrice radio.
Ils atterrissent à St Viatre sur les terres d’un autre évadé d’Eysses comme lui : Philippe de Vomécourt.
Leur mission est de rejoindre Amiens via Paris pour encadrer un groupe de résistance. Mais les contacts ont disparu et ils mettent plusieurs semaines pour rétablir la communication avec Londres, le poste de radio de Ginette lui ayant été subtilisé par De Vomécourt lors de l’atterrissage.
La nouvelle mission concerne l’encadrement des groupes de résistance en Eure et Loir, département qu’ils rejoignent au printemps 44.

Pierre a comme ” couverture” une fonction d’inspecteur du ministère de l’agriculture ce qui fait qu’il dispose d’une voiture et d’un droit de circuler librement.
Il habite un temps à Thimert puis au Boulay les deux églises sous le nom de Lesève, ingénieur agronome.

Dès lors ,le capitaine Pierre va encadrer plusieurs maquis (Dreux, La Ferté vidame, Crucey, Saulnières, Les Chaises, Plainville,etc…) et organiser avec sa radio les nombreux parachutages d’armes sur tous le département.

C’est lui qui récupère le lieutenant Georges qui arrive le 18 juillet 44 pour renforcer les équipes.

le 12 aout 44 alors qu’il se rend à la Ferté Vidame en traction avec Georges et Septine, deux autres instructeurs du SOE, il est interpellé par une sentinelle qui veut récupérer la voiture. Ses deux passagers sont sortis du véhicule et continuent à pied vers leur contact maquisard tandis que Pierre et l’Allemand pénètrent dans le Parc Citroen occupé par les 300 SS de la brigade de répression anti-maquis. Le capitaine Pierre est éjecté par l’Allemand et s’en va rejoindre ses contacts dans la ville notamment Maurice Pécoul directeur du silo.
Il retrouve sur la route ses deux camarades et ils décident d’envoyer Georges chez la charcutière Madame Lefevre pour qu’elle lui prête son vélo.
En effet, dans la traction est resté cachée une somme importante et surtout les coordonnées des prochains parachutages en clair.
Georges va foncer au Bouchot rencontrer Ginette qui, avec sa radio, passe un câble à Londres pour annuler les opérations aériennes prévues.

A la libération, les services gaullistes qui accompagnent le Général à Chartres lui refuseront une place d’honneur dans les manifestations de rue car il est considéré comme un agent des Anglais par le SOE et non du BCRA Français.

Le contact avec la famille est-il possible ? NON
Le CEDREL dispose-t-il d'un dossier plus complet ? NON
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