GAILLEZ Jean

Il est né le 28 février 1925 à Douchy les mines dans le Nord et, probablement pour échapper au STO, il se réfugie dans la région.

C’était un plongeur qui travaillait à récupérer les épaves coulées en mer. Il avait un oncle, marchand de charbon en région parisienne qui avait acheté un terrain à Neuville les bois. Ce terrain avait été loué à un agriculteur avec le souhait d’embaucher là Jean Galliez qui était ainsi caché à la ferme.

Il rejoint la résistance locale au sein du maquis de Saulnières créé par De Courcelles de Fontaine les Ribouts. Ce groupe est squelettique au début de 1944 et se renforce avec l’arrivée de Confais adjoint de Jules Divers du groupe des Chaises à Clévilliers.

Au sein du groupe, 4 hommes dont Jean Gaillez, se détachent pour constituer un groupe de choc rompu aux attaques et réceptionnant les parachutages reçus à la Pommeraie (terrain Crayon).
Lors de l’attaque de Neuville les bois par le maquis contre une compagnie SS de la 9ème Panzer SS Hohenqtauffen, Gaillez est en pointe avec Taupin et Lepouze. Ils tirent à découvert sur les fantassins allemands en avançant vers les hangars à Besnard où sont cachés des camions qu’ils ont décidé de capturer ou de brûler avec des grenades incendiaires.

Les soldats sont débordés par ces tirs, étant pris par surprise. Ils décident alors de placer Desdoigt et Suraud, deux civils du village, en otages devant eux pour avancer vers les maquisards. Les trois résistants refusent de tirer, baissent leurs armes et sont capturés. Durant ce temps la bataille continue dans le hameau avec d’autres groupes de maquisards qui tentent de résister aux auto-mitrailleuses à deux canons qui foncent sur les assaillants.

Gaillez est emmené avec ses deux camarades dans la ferme de Besnard où il est torturé par le commandant SS Bartholomey.

Lorsque les tirs ont cessés, les Allemands dressent une potence collective devant la ferme et rassemblent violemment la population du village pour assister à la pendaison des 3 résistants. Leurs corps meurtris sont hissés sur un banc qui est bousculé pour assurer la pendaison des martyrs.
Les corps resteront pendus 24 heures sur ordre des SS et seront inhumés le lendemain derrière la ferme avec interdiction de les placer au cimetière. Ils sont jetés en fosse commune.

Avant de partir, les SS rassemblent les jeunes gens comme otages et menacent de les fusiller si un somme de 60 000 francs n’était pas réunie. Ils envisagent aussi de brûler tout le village.
Une habitante est dépouillée de cette somme et de ses bijoux et les SS quittent alors le village.

Les Américains libèrent Neuville les Bois 3 jours plus tard le 15 août 1944..

Le contact avec la famille est-il possible ? NON
Le CEDREL dispose-t-il d'un dossier plus complet ? OUI
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