GOURCI Georges

Il est né à Trizay-Coutretôt en 1924. Son père travaille aux ponts et Chaussées et sa mère s’occupe de toute la famille. Il a trois sœurs.
Georges aurait bien voulu devenir un pilote d’avion mais à 14 ans à peine il est “loué” à un agriculteur de Frazé comme c’était la coutume dans les milieux ruraux de l’époque. Son certificat d’études acquis à 11 ans et demi sera son seul diplôme.

En juin 40, c’est l’exode et tout le monde part sur les routes et revient après un voyage épuisant et sans espoir. Retour à la ferme de Frazé.
1941-1942 , chaque année à la St Jean c’était la “louée” où les patrons passaient accord pour un contrat de travail non écrit avec les employés des fermes. Une poignée de main et un verre de cidre scellait l’accord.
Georges se retrouve à Vichères pour s’occuper des chevaux et des travaux divers de la ferme de Georges Vallée.Il n’a pas encore 17 ans.
Il fait partie d’une section de la J.A.C. et se réunit avec d’autres jeunes le dimanche pour parler de l’Occupation et des restrictions. Son patron écoute la BBC et lui donne quelques informations sur la guerre.

Le 1er novembre 1943 il est rattrapé par le STO ayant atteint ses 18 ans. Il refuse de partir en Allemagne et prend la clandestinité à Béthonvilliers dans une autre ferme plus isolée.
Sans papiers et sans carte d’alimentation il bénéficie de la solidarité des fermiers et de leurs ouvriers qui partagent tout.
Georges commence à agir en détournant quelques panneaux routiers mais voudrait s’engager plus avant dans la Résistance.

Il rejoint le maquis de Plainville à la mi-juillet 1944 et est affecté au groupe dirigé par Edgar Cahour de Thiron. Dans le groupe, il y a aussi Simon Richard qui travaille à la sablière de Thiron et dont la femme est chef de gare. Ils sont tous deux sous-officiers nommés avant 39. C’est une dizaine de jeunes de la région autour de Vichères-Thiron qui forment le groupe N°1 du maquis de Plainville.

Ce contact avec les maquisards n’a pas été facile du fait des conditions de clandestinité. Sa sœur fréquentait G.Battu qui avait déjà été sélectionné pour des entraînements au tir dans les grottes de Plainville et c’est par son intermédiaire que Georges Gourci a pu rejoindre le Maquis.

IL apprend le maniement des armes et participe à des actions nocturnes : sabotage de ligne téléphonique, coupure de voies.
Il y a aussi les corvées et les gardes nocturnes du camp.
dans le groupe il est affecté comme pourvoyeur au Fusil mitrailleur et doit porter les lourdes sacoches de munitions lors des sorties de nuit : pose d’explosifs sur les routes, attaques de convois isolés, etc..

Il participe à l’action le 11 août 44 lorsque le maquis attaque la garnison allemande de Nogent le Rotrou et libère la ville avant l’arrivée des Américains.
Nogent libéré ,le maquis se porte sur Chartres en lien avec les forces armées US. A Thivars, une partie des résistants dont Laporte du groupe de Georges Gourci est demandé par une compagnie américaine pour les guider en avant de Chartres. Bifurquant vers le sud au lieu de remonter vers Chartres cette colonne est prise sous le feu allemand et perd plusieurs hommes dont des maquisards de Plainville comme Laporte.

Après la Libération du département, c’est le retour à Nogent le Rotrou où l’armée nouvelle forme une compagnie de sécurité que Georges rejoint. Il a signé le 16 octobre 44, un engagement avec l’armée pour trois ans et part à Dreux au sein de la 4 ème compagnie du 1er bataillon du 95 ème régiment d’infanterie.
Après quelques semaines d’entrainement et de discipline militaire à la caserne Billy il est envoyé à Mailly le Camp dans l’Aube en section de protection des officiers américains.

Il est décédé à Vichères le 18 septembre 2019.
Le CEDREL était présent aux obsèques de Georges Gourci.

Engagé au 95 ème RI à Dreux en octobre 44 puis volontaire pour l’Indochine il est affecté au 22 ème régiment d’infanterie coloniale du 28 février 1946 au 5 juin 1948. Il a poursuivi sa présence en Extrème Orient après avoir été démobilisé en gérant une exploitation agricole.
Secrétaire adjoint de l’Union des combattants de Trizay-Vichères.
Membre fondateur du Souvenir Français, secteur de Nogent le Rotrou.
Membre de l’Amicale des Anciens d’Indochine.
Membre de l’association des combattants volontaires de la Résistance.
Vice Président de l’Association des anciens résistants du secteur Ouest de l’Eure et Loir et amis du maquis de Plainville (ARAMP).
Médaille militaire.
Croix de guerre des théâtres extérieurs.
Croix du combattant.
Croix du combattant volontaire.
Conseiller municipal puis Maire de Vichères jusqu’en 1995.

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Le CEDREL dispose-t-il d'un dossier plus complet ? OUI
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