GRIGNON René

Nom de guerre :

Loupiot

Né le 13 octobre 1919 dans une famille patriotique, il fera une courte carrière militaire en 1939 dans l’aviation à Caen.
Son père s’inscrit dans une résistance passive en refusant de travailler pour les Allemands et progressivement en apportant son soutien actif pour transporter denrées et résistants recherchés. A la maison la famille cache une jeune juive (Raymonde Szaingarten) et René se résoudra à partir au STO en 1943 pour travailler 6 mois à Stuttgart afin d’éviter des recherches de la police chez lui qui aurait abouti à l’arrestation de la petite Raymonde.
Tandis que le père GRIGNON continue de soutenir le maquis en formation (cache d’armes, transport,etc)avec le gendarme Vannier et le lieutenant Renauldon, René est rapatrié grâce à une fausse attestation médicale.

Mais pour éviter le retour en Allemagne, il doit se cacher en Maine et Loire où il retrouve un ami (Henri Léreau) avec lequel il décide de revenir dans le Perche à la Loupe.
Après un parcours de 270 km à vélo, ils sont de retour le 17 juin 1944 lorsque le terrible bombardement allié sur la ville survient avec des centaines de maisons effondrées et plus de 70 morts parmi les civils.

Malgré les ressentiments exacerbés de la population contre ce bombardement, René et Henri décident de rejoindre le maquis de Plainville qui se constitue en regroupant des unités diverses (La Hurie, Frétigny,La Loupe) en un seul lieu: les grottes de Plainville sur la commune de Marolles les Buis.
Leur première tâche est de construire des cabanes de branchages pour abriter les recrues car la température des grottes est trop basse pour y séjourner.
Tandis qu’Henri est affecté au groupe franc dirigé par Jean Stiesz, René est promu chef de la 1ère équipe du 2ème groupe dirigé par l’aspirant Roche.

Ce sont des dizaines de jeunes gens qui se forment à la clandestinité et au combat à) Plainville. René participe aux sabotages en faisant sauter des ponts (Courtemiche, le pont de fonte), en participant aux actions militaires comme la capture du camion allemand de Manou où deux SS sont fait prisonniers et 6 soldats coloniaux français libérés.

Il sera présent comme chef de section dans les combats de la libération de Nogent le Rotrou par les maquisards le 11 aout 1944.

Démobilisé à Chartres en 1945 il est fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite et reçoit les décorations suivantes :
– Croix de guerre étoile de bronze
– C.V.R.
– Croix du combattant
– Médaille de la reconnaissance de la Nation
– Médaille commémorative de la Résistance
– Médaille du Réfractaire

Le contact avec la famille est-il possible ? NON
Le CEDREL dispose-t-il d'un dossier plus complet ? NON
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