HERBELIN Gabriel

Nom de guerre :

Duroc

Il est né le 22 juin 1907 à La Saucelle, hameau de la Mancelière ,un petit village proche de la Ferté Vidame.

Lors de son enfance et de son adolescence il nouera beaucoup de contacts avec les fermiers du secteur comme Mary Thibault, contacts qui lui seront bien utiles par la suite.

Lors de l’exode il est en zone sud et remonte en Eure et Loir avec sa voiture qui contient son armement individuel de chasse. Il franchit la ligne de démarcation qui vient d’être mise en place.
Très tôt il est surveillé par la gendarmerie et par la police allemande qui le classe comme communiste alors que ses opinions sont plutôt socialistes.
Pris pour une histoire de chasse aux lapins au collet il passe devant le tribunal militaire allemand.

Début 1942, il est employé chez Truffaut comme représentant en graines et semences et a un contact à Versailles avec un homme qui est membre d’un réseau d’évasion vers l’Angleterre. il aurait aussi réussi à organiser des planques en zone libre.

Août 42, Herbelin prépare des planques en Bretagne et en Anjou avec Roger Pelletier.Mais cela n’aboutit pas.

Septembre 42, il est arrêté pour la première fois à Nogent le Rotrou et interné au camp de Voves jusqu’au 23 février 43. Il y noue des contacts avec des gendarmes sympathisants.

C’est aussi la rencontre à sa sortie avec André Gagnon qui a été mandaté par Londres pour organiser des parachutages dans le cadre du B.O.A.

Juin 43: deuxième arrestation avec perquisition chez ses parents où il se trouve. Il est arrêté et envoyé à la prison allemande rue des Lisses à Chartres.

Début 44, il entre en contact avec Jean Renauldon (Rhone), vétérinaire à La Loupe qui a constitué un groupe de résistants dans la région. Son adjoint, autre vétérinaire est Jean Stiez (Sixt).

Gabriel Herbelin s’attache à construire le mouvement Libération Nord en Eure et Loir avec des militants socialistes tels que :Poitevin, Bellenoue, Chartier, Gouzy, Serein, Bezault, Meret.
S’y adjoignent le chef départemental des vétérinaires Dufour, les frères Fargues de Lèves, Provost, Lhuillery, Pelletier, Vauchey, Thierrée, Thibault, Dauphin, Petit, Jubault, Cogneau, Poupard, Courte, Gouju.
Le 28 mars 44 dans un café de La Loupe il rencontre pour la première fois Maurice Clavel (Sinclair) qui a été désigné par les envoyés de Londres commandant départemental de la résistance.

Dans la nuit du 29 au 30 avril 44 nouvelle perquisition et il s’échappe par la fenêtre. Il passe à la clandestinité sous le nom de Duroc.
Il a été chargé par Sinclair d’organiser les groupes naissants de la Ferté Vidame, Crucey, Nogent, Thiron et Senonches.
Il devient le chef FFI du secteur Ouest de Libé-Nord comme responsable militaire.

A partir du 15 juin 44, il limite son territoire à Brou, Courville, La Loupe, Nogent Authon, et Thiron.
Afin de sécuriser et regrouper les combattants il crée le maquis de Plainville dans les grottes vers St Denis d’Authou et Marolles les Buis.

Au Nord du département ,c’est Roland Farjon qui dirige désormais les groupes de Dreux, Crucey, Saulnières et la Ferté Vidame.

Duroc devient donc le chef incontesté du maquis qui regroupera jusqu’à 171 combattants. C’est un homme à poigne qui ne laisse rien passer à ses hommes. Lorsqu’il découvrira que deux d’entre eux ont rançonné des paysans , il réunira un conseil de guerre qui condamnera à mort les deux hommes.
Duroc leur proposera de participer à l’attaque de la garnison de Nogent le Rotrou pour éviter le peloton et il accepteront mais l’un d’eux perdra la vie dans les combats de la Libération.

Cette fermeté du capitaine Duroc sera parfois durement ressentie par les maquisards et, comme dans toute communauté humaine, des divisions plus ou moins profondes apparaissent. Toute la société est représentée au maquis : ouvriers agricoles, commerçants, intellectuels, employés, etc. Il y a des laïcs et des chrétiens fervents qui assistent à la messe souvent.
Des clans se constituent en fonction du chef et de l’adjoint ,chacun représentant soit La Loupe, soit Nogent. Cette césure géographique n’aura pas de conséquences sur les missions militaires mais resurgira après la libération dans les associations mémorielles.

Gabriel Herbelin restera la personnalité marquante du maquis de Plainville. Il publiera ses mémoires en 1984 dans un livre intitulé “Notre Histoire, Libération Nord en Eure et Loir” .

Il est décédé à 90 ans en 1997 et inhumé au cimetière de Nogent le Rotrou.

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