LABEYRIE Jean

Il est né le 30 janvier 1907 à Majescq (Landes).
Ayant été victime de la fièvre de Malte il se retrouve garde-champêtre et lorsque la guerre éclate il est rappelé à la gendarmerie d’où il avait été déchargé du fait de sa santé ébranlée par la maladie.
Dans sa carrière de gendarme il est affecté à différents postes en Eure et Loir durant l’Occupation et manifeste très tôt sa volonté de contester la présence allemande sans participer à des combats du fait de son statut professionnel.
Il reste gendarme et participe à des missions de renseignements pour la résistance.
En 1941 dans la région de Nogent le Roi, où il est en poste, il est contacté par ANTOINE Pierre, père pour rejoindre les résistants du Front National ,organisation mise en place par le Parti Communiste.

Il participe à des arrachages d’affiches du régime de Vichy qui dénoncent les Anglais comme les ennemis de la France. Dénoncé par un jeune homme de Vacheresse les basses il est convoqué pour être interrogé à la Kommandantur de Nogent le Roi puis finalement libéré. Une attestation signée d’Antoine indique qu’il a fait partie de son groupe jusqu’au 16 avril 1942 date à laquelle il est affecté à la gendarmerie de Beaumont les Autels. Il restera en contact avec Antoine et lui fournira des renseignements importants. Dans cette nouvelle région il participe à l’hébergement de jeunes réfractaires au STO.

Fin janvier 1944, il fournit des renseignements permettant l’évasion d’une femme blessée et détenue à l’hôpital de Blois par un commando armé de la résistance locale.

A Beaumont les Autels il entre en contact avec la résistance autour de Nogent le Rotrou et intègre à compter du 1er juin 1944, le maquis de Plainville comme agent de renseignement. Ce groupe important est dirigé par Gabriel Herbelin (Duroc) sous le nom de “Libération-Nord secteur Ouest” indépendante du parti communiste.

Il participe à l’arrachage de panneaux routiers de signalisation dans la région de La Loupe et est arrêté le 24 juillet 1944. Il est conduit à la Kommandantur de Chartres puis à la prison allemande de la ville où il se trouve en cellule avec Pierre July, chef de la résistance drouaise, arrêté quelques jours plus tôt sur les marches du tribunal de DREUX.

July lui communiquera un renseignement d’importance sur une possible infiltration de la résistance par les Allemands à destination de Sinclair le commandant départemental.
Libéré le 28 juillet 1944 ,il s’acquittera de cette tache en communiquant l’information à Jean Renauldon , adjoint de Gabriel Herbelin pour une transmission à Sinclair.

A la libération de Nogent le Rotrou par le maquis de Plainville, il participera aux arrestations d’ennemis sans toutefois combattre militairement.

En 1951 il décède par accident à Moissac lors d’un transport d’armement à destination de l’Indochine, transport que le syndicat CGT des Cheminots tente de bloquer.

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