MARCILLE André

Nom de guerre :

François,Badaboum

Ses parents exploitent un atelier de charronnage et de forge à Trizay les Bonneval.
Il est titulaire du certificat d’études et, très jeune, il est embauché à l’atelier paternel où il apprend le métier.
A 20 ans il rejoint un groupe de patriotes de Trizay avec lequel il montera plusieurs opérations clandestines dont la libération de 6 ou 7 militaires coloniaux prisonniers des Allemands depuis 1940 (et toujours en uniforme de l’armée française) ou la récupération de plusieurs aviateurs alliés tombés dans les parages.

Il est affilié au Front National de lutte pour la libération et l’indépendance dirigée par le parti communiste. Mais il est très critique sur l’accord entre Hitler et Staline en 1939.

D’autres groupes sont présents dans la région aux Alluyes avec Omer Met.
Une planque des armes est constituée au moulin de Prémoteux sous la garde du couple Massion (mitraillettes, grenades, bazookas, mines,etc).

Après son évasion de l’hôpital de Chartres où il avait été admis en provenance du camp de Voves, Maurice Roquet (commandant Jacques) prendra la direction de ces groupes avec d’autres pour constituer le puissant secteur de Beauce-Sud des FTP.
Marcille a donc la responsabilité d’un secteur entre Bonneval et Chateaudun et en particulier le rôle de placer des réfractaires au STO dans des fermes amies pour les cacher avant de les enrôler dans la Résistance.

Il n’y a pas de maquis proprement dit dans cette plaine dépourvue de forêts mais des groupes de villages mis à part une tentative éphémère à Villermoy avant la libération.

Le 7 janvier 1944, vers 14 heures, un bruit de tirs de mitrailleuse alerte la famille Marcille en train de déjeuner. C’est un Liberator de la 8ème force US B24D qui est pris pour cible et qui tombe en flammes. 2 parachutes sont visibles dans le ciel.
Marcille et Omer Met partent à leur recherche et voient plusieurs hommes courir dans la plaine. Un autre est découvert blessé à une jambe qu’ils vont cacher dans le Bois Rouge. Les autres sont récupérés et cachés chez René Lange et à Mondétour.
Regroupés ensuite les deux officiers de l’US Air Force sont déplacés souvent: chez Grandin puis chez Fleury à Montharville puis chez Chéramy à la Charmille. Les trajets sont longs de plusieurs km et de nuit avec un blessé qui marche difficilement.

Marcille cherche à les évacuer du secteur mais les filières ont été coupées après une vague d’arrestations dont celle de Fernand Petit en décembre 43.
Une filière est enfin trouvée et c’est Maurice Vouzelaud chef local de la résistance qui vient prendre en charge en voiture le lieutenant Harmon Smith Junior, navigateur et Jack D. Georges, bombardier.

Au château de Vrainville occupé par les Allemands, un groupe de prisonniers algériens et marocains sont obligés de faire les corvées. Ce sont des militaires valeureux qui ont combattu en 40 et dont les vainqueurs ne veulent pas envoyer en stalags en Allemagne.

Fin juin 44 Marcille est chargé par Fernand (Armand Relaut), chef régional FTP, de préparer leur accueil après l’évasion de ces hommes qui seront bien utiles pour former les recrues de la résistance beauceronne.
C’est ainsi que l’adjudant Moufflock Abdel Kader, le sergent Magid Belkacem et les soldats Youssef Brahim et Chabi rejoignent avec d’autres les jeunes résistants locaux.

Logés dans le grenier de la ferme Marcille, il faut aussi les déménager vers une grotte sommairement creusée en plaine par Mr Laye agriculteur à Rosaye. Ils sont nourris par les femmes qui leur apporte quelques substances. Mais ils s’impatientent et il faut leur donner des missions.
C’est une tâche de garde des stocks d’armes qui leur est confiée au moulin de Prémoteux où habite le couple Massion lesquels sont impliqués dans la résistance depuis des mois.Ils nourrissent les réfractaires STO et stockent les armes.
Yvette Massion, enceinte, a très peur de ces soldats qui garde le moulin comme la plupart des femmes qui n’avaient jamais vu des coloniaux arabes auparavant.

A la veille de la Libération de Bonneval et Chateaudun, toutes les forces résistantes des FTP se retrouvent pour deux ou trois jours dans les bois de Villarmoy pour préparer l’attaque.

Il est décédé en 2007

Médaille de la Résistance décret 3112 du 11-03-1947

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