
Il est né le 3 avril 1913 à Paris 8ème arrondissement. Appelé en 1933 au service militaire il sera exempté. A cette époque il exerce la profession de tailleur de vêtements avec son père Léon Martin et sa mère Léonce Legros à Illiers (Eure et Loir) au 12 rue de la Place. Il est salarié d’une organisation agricole où il apprend la comptabilité.
En mai 1940, il est domicilié à Chartres rue Sainte Même lorsque les Allemands envahissent la ville.
En novembre 1940 il contacte la résistance communiste et fait partie des premiers résistants qui recueillent des renseignements permettant ultérieurement aux FTP d’agir militairement.
Déplacé sur Dreux, il organise l’implantation des résistants. Nommé responsable du Front national communiste sur Dreux puis sur tout le département d’Eure et Loir d’octobre 1943 à mars 1944, date à laquelle il doit renoncer à ses fonctions pour cause de santé. Attestation de Constant Feignon, secrétaire départemental du FN en date du 5 juin 1945.
Marcel Martin n’est pas affilié à un groupe combattant, ses tâches consistent à organiser les réseaux et à reconstituer les groupes résistants décimés par les Allemands en 1941 et 1942..
Le 18 septembre 1944 le chef des FTP 28, Armand Relaut (Fernand) lui délivre une attestation précisant qu’après sa mise en disponibilité pour raison médicale, il est chargé de reconstituer la section FTP d’Illiers. Il y est précisé que Marcel Martin devient responsable FN en Mai 1941.
En fin aout 1944 il est nommé chef du service d’ordre de la résistance d’Illiers et reçoit des laisser-passer signé par Sinclair le chef départemental FFI.
Son engagement aux FTPF se poursuit jusqu’au 10 septembre 1944, date à laquelle il décide de s’engager dans l’Armée Nouvelle pour la durée de la Guerre. Il intègre le Premier bataillon de marche d’Eure et Loir et ira combattre à Royan et la pointe de Grave les dernières poches de l’Atlantique.
Il fera partie des éléments de la 3 ème compagnie du Bataillon qui défile à Bourges en novembre 1944 et détient une attestation de Roland Farjon l’autorisant à porter une arme dans cette mission.
Après la reddition allemande, il est affecté dans l’Est de la France (Thionville, Metz) pour garder les prisonniers allemands regroupés là.
Il est démobilisé à Thionville le 3 septembre 1944.
Lors de son détachement à Dreux il croise Madeleine Roussel, militante communiste FTP qui deviendra son épouse le 20 aout 1945 à son retour du camp de Ravensbrück.
Citation à l’ordre du régiment en date du 14 février 1947 avec Croix de guerre étoile de bronze.