
Il est né à Condes en Haute Marne en 1899 où il habite avec son père Aristide, sa mère Augustine Brion, ses sœurs Yvonne et Marie et son frère ainé Louis.
Il exercera comme son père la profession de mécanicien.
Lorsqu’éclate la première guerre mondiale en 1914, Gaston n’a pas 20 ans, âge requis pour sa mobilisation. Il travestit celui-ci pour participer au conflit en se déclarant né le 4 septembre 1897, date de naissance fictive qui sera portée sur son dossier militaire. Incorporé le 11 janvier 1916 au 79ème régiment d’infanterie, il fait partie de la classe 17.
Il sera cité à l’ordre de la 169ème division pour avoir été recherché sur le champ de bataille le corps sans vie de son lieutenant.
Il sera blessé le 11 octobre 1918 et dirigé sur les hôpitaux avant d’intégrer les services infirmiers jusqu’en 1919, n’étant plus apte au combat. Il est réformé en 1923.
Entre les deux guerres il habitera avec sa famille au 82 rue de Sours à Chartres puis en Dordogne avant de revenir en Eure et loir où il est présent au moment du débarquement du 6 juin 1944. Il aura 11 enfants à sa charge.
Gaston Parisel s’engage le 6 juin 1944 dans un groupe résistant de Libération Nord à Chartres et participera à plusieurs actions militaires jusqu’à la libération de la ville : destruction de 2 lignes haute tension, 3 lignes téléphoniques, 3 camions d’essence, un pont et un dépôt de munitions allemandes.
Son groupe de combat qui comprend, entre autres Michel Cauty, qui sera tué à la Cavée de Luisant (monument), sera l’un des responsables FFI de la libération de Chartres.
Jules Divers , chef du groupe de Clévilliers avec lequel il est en contact, soulignera les initiatives “du plastiqueur” Parisel : après l’explosion d’une citerne d’essence allemande, oeuvre du groupe de René Fargues, Parisel se retrouve à sourire devant les soldats désemparés. Ils lui assènent un violent coup de pied dans les reins. Sans se démonter Parisel suivant le tuyau apportant l’eau sur le sinistre va le crever et empêcher ainsi d’éteindre l’incendie.
Gaston Parisel quittera ses fonctions aux FFI le 20 aout 194 lors de la libération de Chartres.
Le 4 décembre 1944, le Général Delmas remettra à Gaston Parisel une citation à l’ordre de la division avec droit au port de la Croix de guerre étoile d’argent. La cérémonie se déroulera en présence des jeunes résistants du département devenus soldats du 1er Bataillon de Marche d’Eure et Loir en hommage à ce combattant de 46 ans.
La citation sera reprise en 1949 avec étoile de vermeil.
Médaille de la Résistance française en 1967
Croix du combattant volontaire de la Résistance en 1968.
Médaille militaire 1914-18
Médaille de la Résistance Française en 1947.