SADORGE Pierre

Né le 2 septembre 1906 à Maintenon (Eure-et-Loir), fusillé le 30 mars 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; caviste ; résistant FTPF d’Eure-et-Loir.

Fils de Louis Florent Sadorge (né le 10 février 1873 à Alluyes-mort le 7 octobre 1950 à Pierres), épicier, et de Marguerite Céline Coursimault (née le 20 mars 1881 à Maintenon), sans profession, Pierre Sadorge travaillait comme caviste et demeurait à Maintenon. Il avait fait ses études au lycée Marceau de Chartres. Il s’était marié le 7 octobre 1933 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, Val-de-Marne) avec Solange Chalopin. Son oncle paternel le général de brigade Laumer Sadorge était commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur par arrêté du 2 août 1920, alors qu’il commandait la 3e brigade d’infanterie coloniale.
C’est l’ainé à 38 ans des frères Sadorge qui ont rejoint les FTP. Domicilié à Hanches, ce père de trois enfants, commerçant en vins de la région de Maintenon, est particulièrement actif dans la résistance.
Arrêté en octobre 1943 avec 18 autres FTP, il est finalement fusillé le 30 mars 1944 avec les “31” au Mont Valérien.
Sa sœur, Jacqueline, est mariée à Francis Fermine, autre résistant FTP qui a recruté les deux frères et qui sera mis en accusation après la guerre pour trahison et disculpé.
Dans un règlement de comptes tragique entre résistants, Fermine sera exécuté par Thérèse Sadorge en 1946.

(Sur cette affaire sordide voir le dossier “série 18J2 Affaire Fermine/Sadorge” aux archives départementales.)

En décembre 1943 et janvier 1944, les FTPF du secteur furent décimés par la répression de l’occupant et de Vichy (l’inspecteur Denuzières et Le Baube, préfet d’Eure-et-Loir). Pierre Sadorge fut alors arrêté le 21 janvier 1944 chez Eugène Roger à la ferme de Coutermont, sur la commune de Péronville.
Incarcéré à la prison de Chartres puis transféré le 12 mars dans celle de Fresnes,le 15 mars 1944, le tribunal militaire allemand FK 544 de Chartres le condamna à mort dit-on, en fait il avait été transporté le 8 mars de Chartres à Fresnes et condamné par les tribunal FK 544 B. Pierre Sadorge a été fusillé le 30 mars 1944 au Mont-Valérien par les autorités allemandes.

Il fut inhumé au cimetière d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne).
Il était le cousin de Noé Sadorge et d’Omer Sadorge, tous deux arrêtés et fusillés, comme lui, au Mont-Valérien.
Pierre Sadorge fut homologué à titre posthume lieutenant des Forces françaises de l’intérieur (FFI). La mention « Mort pour la France » lui fut attribuée le 8 mai 1950. Il a été décoré de la médaille de la Résistance par décret du 31 mars 1947 (JO du 26 juillet 1947. Il a été décoré de la médaille de la Résistance par décret du 31 mars 1947 (JO du 26 juillet 1947.
Il a été fait chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur par décret du 7 novembre 1958.
Son nom est inscrit sur la Cloche commémorative du Mont-Valérien et sur le monument aux morts de Maintenon.

https://maitron.fr/spip.php?article165814, notice SADORGE Pierre, Hubert par Julien Lucchini, Annie Pennetier

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