
Né le : 09.10.1906
à : Castions di Strada (Italie)
Domicilié : 51 rue du Lieutenant Thomas – Bagnolet (Seine-Saint-Denis)
Profession : cimentier
Il est interné par décision de la Préfecture de Police de Paris (sans arrêté).
Il est arrêté le 26 ou 27.05.1942 par la police française de Bagnolets.
Il arrive à Voves le 23.11.1943 en provenance de Rouillé (Vienne).
Il part de Voves le 06.05.1944 en s’évadant par le tunnel.
Le père de Giordano Stroppolo, d’origine italienne, voyage beaucoup travaillant dans plusieurs pays.
Giordano arrive en France en 1921 ou 1922, il travaille dans plusieurs villes comme cimentier tout en suivant des cours d’espéranto et de musique (obtenant un premier de clarinette au conservatoie de Roanne, Rhône). Il rejoint la région parisienne vers 1932 où en plus de son travail il suit des cours de dessin. Militant contre le fascisme en Italie, il est catalogué par la police fasciste italienne comme communiste.
Il est blessé lors de la guerre en Espagne s’y étant engagé le 13.10.1936 jusqu’en février 1939, dans les Brigades internationales (12ème brigade, bataillon Garibaldi). Après la Retirada il est interné aux camps d’Argelès (Pyrénées-Orientales) puis Gurs (Pyrénées-Atlantiques). En 1940 il s’engage au 256ème régiment de travailleurs étrangers, jusqu’à l’armistice, semble-t-il.
Son engagement dans les Brigades internationales lui vaut son arrestation sur ordre des autorités allemandes. Il est dirigé le jour même sur la prison des Tourelles (Paris) pour cinq mois, puis sur Rouillé le 19.10.1942.
Giordano Stroppolo est transféré à Voves le 23.11.1943 par train. Les 115 détenuns sont considérés comme dangereux.
A Voves immatriculé 1905, il est détenu dans la baraque.
Rien de spécial n’est mentionné dans son dossier lors de son passage à Voves.
Il est l’un des 42 évadés par le tunnel.
Après un séjour dans les planques du secteur Vovéen, il rejoint la résistance au sein de l’Union de la Jeunesse Italienne, branche de la MOI (Main d’oeuvre Immigrée). Il est nommé responsable des FTP italiens de Paris et participe à la libération de la capitale où, place de la République il est blessé.
En août 1944 Giordano Stroppolo devient secrétaire adjoint de l’Union de la Jeunesse Italienne puis rédacteur en chef de l’hebdomadaire La voix du jeune italien fondé dans la clandestinité en 1943 par les résistants italiens.
Après la guerre il siège au secrétariat du Centre d’action de défense des immigrés et adhère au PC en 1945.
Giordano se rend à plusieurs reprises en Italie avec sa famille, réduit ses activités politiques à partir de 1950, se consacrant davantage à sa famille et dirige professionnellement plusieurs chantiers.
Décédé le 05.10.1958 à Créteil (Val-de-Marne)
Source : Comité du Souvenir de Voves