
Né le : 29.05.1919
à : Illiers-Combray (Eure-et-Loir)
Domicilié : 325 avenue Jean Jaurès – Argenteuil (Val-d’Oise)
Profession : ajusteur
Il est interné suivant un arrêté de la Préfecture de Seine-et-Oise en date du 31.03.1941.
Il est arrêté le 01.04.1941 à son domicile par des membres de la police judiciaire accompagnés de deux gendarmes allemands.
Il arrive à Voves le 05.05.1942 en provenance d’Aincourt (Val-d’Oise).
Il part de Voves le 06.05.1944 en s’évadant par le tunnel.40
Incorporé dans un régiment de chars d’assaut à la déclaration de la guerre, André Thibault est démobilisé en octobre 1940. Dès ce mois d’octobre 1940, il fait ses premiers pas dans la résistance en région parisienne, même si le premier contact sérieux avec la résistance organisée se situe vers le 10.01.1941. Il est astreint à résidence à Argenteuil le 24.11.1940 (arrêté préfectoral du 19.10.1940).
Soupçonné d’être un militant actif du PC, de s’adonner à la propagande et à la diffusion de tracts, d’être membre du Secours rouge de Bezons (Val-d’Oise) et considéré comme “individu dangereux pour la sécurité nationale”, André Thibault est arrêté le 1er avril 1940. Il nie les faits.
Il est emprisonné à Versailles (Yvelines), transféré à Aincourt le 02 (ou 01 ?).04.1941 puis à Voves où il arrive le 05.05.1942.
A Voves immatriculé 456, il est détenu dans les baraques 10 et 26.
Il intègre rapidement l’université où il enseigne la physique, l’astronomie, le français, la géographie, mais aussi la lutte gréco-romaine. Il participe à la chorale. Il est membre de l’organisation de résistance intérieure au sein du camp d’Aincourt puis à Voves.
Il tente une évasion le 02.08.1942 en compagnie de Jean Nicol. Repéré dans la clôture de barbelés, il rejoint rapidement sa baraque sans être reconnu. Il est l’un des responsables de la rédaction du journal clandestin du camp.
André participe à la préparation et à l’évasion par le tunnel. Il est nommé à cette époque (sur ordre de René Sentuc, autre futur évadé), responsable de la baraque des douches en compagnie de ses camarades Maurice Simondin et Gabriel Charpentier (également futurs évadés). Poste essentiel qui facilite le déroulement des travaux. A l’intérieur du souterrain il est, entre autres, chargé d’en mesurer la longueur.
Après son évasion, André Thibault devient le lieutenant Serge Morin, affecté à l’état-major de l’Eure-et-Loir en tant que commissaire départemental à la sécurité des FTPF, sous les ordres de Roland Gaudy et d’Armand Relaut (commandant Fernand) évadé en compagnie d’André. Il est en contact avec “papa” Paulmier.
Ce poste il l’occupe jusqu’au 31.08.1944. Le département est alors libéré.
Après la guerre, André Thibault retrouve la vie civile. Il milite activement et inlassablement au sein du monde combattant en Indre-et-Loire où il réside, mais également à l’amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé (devenue amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt) en tant que membre du bureau.
Lors de la création du Comité du Souvenir du camp de Voves, en octobre 1987, André est élu à sa présidence : poste qu’il occupe jusqu’à sa disparition.
Le titre d'”Interné politique” a été attribué à André Thibault en septembre 1968 alors que le titre d'”Interné résistant” lui a été refusé.
Le 14.10.2006 le chemin d’accès au site de mémoire de l’ancien camp de Voves est dénommé “alléee André Thibault” au cours d’une cérémonie organisée par le Comité du souvenir.
Décédé le 13.01.2005 à Reignac-sur-Indre (Indre-et-Loire).
Source : Comité du Souvenir de Voves