40 collégiens au maquis

 • dans les dans les dans les du CEDREL
 • Publié le 17/05/2025

Grand beau temps ce mardi de mai pour visiter les lieux historiques du maquis de la Ferté Vidame avec les collégiens.

Le CEDREL, en lien avec le collège de Senonches, a monté un programme de plusieurs mois pour ces jeunes de troisième qui vont, à terme, construire une expo sur l’Occupation et la Résistance dans cette région.

Plusieurs visites de sites ont été programmées (maquis, camp de munitions, Chartres et Jean Moulin) afin de leur permettre d’embrasser l’histoire dans sa globalité.

Dans la ferme des Loquets, où ils sont accueillis par Patrice Le Noc et son épouse, il s’agit de découvrir comment les parents de ces cultivateurs ont participé au soutien au maquis.

Stockage des armes, écoute clandestine des messages radio annonçant les parachutages, ravitaillement des maquisards, tout cela a été évoqué devant ces dizaines de jeunes qui découvraient une histoire totalement méconnue.

Le fournil, où était caché dans un mur le poste de radio branché sur la BBC, est resté inchangé et a pu recevoir par groupes les collégiens. Là, les ouvriers agricoles de l’époque ont risqué leurs vies en cachant les armes du parachutage juste au dessus de la pièce du fournil où ils dormaient..

Une nuit d’aout, les Allemands sont arrivés dans la cour de la ferme et où, coup de chance, n’ont pas pénétrés dans le fournil épargnant ainsi une arrestation et probablement une exécution sommaire très fréquente au moment de la débâcle allemande d’aout 1944.

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La visite comprenait aussi l’aide à la manipulation d’un drone par un spécialiste qui a expliqué le maniement de l’appareil devant ces groupes de collégiens . Des images animées ont été collectées pour mieux mesurer l’environnement rural immédiat du lieu étudié.

En fait, cette ferme était l’une des quatre vigies qui entouraient l’endroit où se tenait le poste de commandement du maquis au lieu dit “La Tuilerie” au milieu d’un bois encerclé par les cultures.

Avec les fermes des Rigaudières, de la Reverdière et de la Fortinière, la ferme des Loquets et sa jumelle du Plessis constituait bien une zone de surveillance permettant d’alerter les maquisards en cas d’attaque allemande.

Ce fût d’ailleurs le cas le 10 aout 1944 lorsque découvert par une patrouille, le maquis fût bombardé par les mortiers allemands des SS basés à la Ferté Vidame. Prévenus à temps, les maquisards déménagèrent avant avec armes et nourriture vers d’autres caches prévues à l’avance.

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