Collégiens au camp de munitions

 • dans les dans les du CEDREL
 • Publié le 02/06/2025

Afin de boucler la série historique consacrée à l’histoire de l’Occupation de la région de Senonches-La Ferté Vidame, les deux classes de troisième du collège La Loge des Bois ont été accueillies sur le site même du dépôt GNEISENAU.

Ce camp de munitions situé en forêt sur plus de 500 hectares, bien abrité de la vue des bombardiers alliés qui s’échigneront durant des semaines pour détruire, en vain, cet énorme dépôt où s’approvisionnent, y compris en essence, les lourds véhicules allemands montant sur le front des plages de Normandie.

Doté en 1943 du nom d’un célèbre général allemand du siècle précédent, le camp fait partie d’une opération psychologique visant à relever le moral des troupes, moral fortement ébranlé après Stalingrad. Un navire de guerre recevra également ce nom connu des soldats qui renvoient à l’image gagnante de l’armée allemande sur ses ennemis.

Les élèves ont eu connaissance du fonctionnement de cet établissement quasi industriel qui employait 3 catégories de manutentionnaires : Espagnols prisonniers fournis par Pétain à l’occupant, soldats coloniaux français de 1940 et une partie de la population locale volontaire pour y travailler contre un bon salaire…

Lors des nombreux bombardements alliés à l’aveugle, soldats, employés et prisonniers se ruent dans les “trous d’hommes” creusés pour cette éventualité.

Concernant l’habitat en dur, seuls les Espagnols bénéficient des 4 baraques regroupant des “châlits superposés”. Les coloniaux doivent se débrouiller pour s’abriter en forêt qui constitue la zone interdite délimitée par trois postes de garde (Senonches, Belhomert et La Fizilière).

Un trafic modeste existe dans le camp où l’on constate les prélèvement d’explosifs, notamment de grenades qui serviront, jetées dans les étangs, d’assurer une pêche au gros productive pour celui qui prend tous les risques nécessaires. Un jeune de 15 ans découvert par les soldats en possession de ces explosifs paiera de sa vie son action dangereuse.

Pour les collégiens du même âge qui ont écouté la narration de ces faits inconnus, un sentiment de stupeur s’est manifesté par un silence significatif du trouble ressenti.

Ce troisième volet des recherches, visant à construire une exposition sur l’occupation et la résistance, après la journée Jean Moulin à Chartres et la visite d’une ferme résistante à la Chapelle Fortin, a permis d’évoquer au plus près la population civile confrontée à une présence militaire allemande conséquente dans les espaces de la vie rurale. Couvre feu, zones interdites, réquisitions de logements ont été le lot de ces privations de liberté qui ont duré plus de 4 années.

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